16 juin 2008

Les élucubrations de l'électron libre (7)

Assos.JPGMais oui mais non mais si ! Les socialistes réunis en convention nationale ne se sont pas tapés dessus à coup de phrases chocs et assassines. Mais non. Ils ont même été tous d’accord – Tous ensemble ! Tous ensemble ! – pour se proclamer réformistes, désormais… Désolé pour eux, mais je le savais déjà depuis longtemps, pas vous ? Et après ? L’économie de marché ?  Ils y ont adhéré depuis des lustres et ont même aidé à son épanouissement, les braves ! Y en a même un qui dirige un truc pas banal  et international, le FMI – mais non, oh ! Rien à voir avec le RMI, mélange pas, faut suivre ! - .  Bon la gueule nouvelle de la gôche ravalée est aussi grise qu’avant, en somme. Nous v’là beaux ! Sont où les préoccupations de la population, M’sieurs - dames ?

A propos de préoccupations… Le PPDA dis donc ! T’as vu ? Non, ce n’est pas lui ma préoccupation ! C’est le battage fait autour, un peu normal, me diras-tu, dans la société qu’est devenue la nôtre. Et sa remplaçante, je m’en fous ! Tout cela ne changera rien pour moi, ni pour vous ! ! Non, ce qui m’énerve c’est que j’ai lu dans Libé.fr (c’est une abréviation… mais maintenant que j’ai pris le temps de vous l’expliquer, je n’ai rien gagné et vous vous avez perdu le fil), lu dans Libé…etc, donc,   que  “55 %  des français désapprouvaient sa mise à l’écart ”ou quelque chose comme ça ! Mais combien de fois il faudra le dire à mesdamesmessieurs les journaleux ? Le résultat d’un sondage c’est X % des sondés, même s’ils sont scientifiquement choisis comme représentatifs de la population, personne ne leur demande de les représenter, na ! Un peu de modestie, et surtout d’objectivité – ou tout au moins d’éthique - sondeurs et journalisses associés pour nous « informer » !

J’en ai une bonne à propos de Libé… machin. Sur je ne sais plus quel article ouvert à des commentaires, un commentateur,  justement, m’a fait tordre de rire (ou de douleur peut-être), car il traitait le journal (Libé…) de gauchiste ! Quand on se souvient comment l’ancien (Serge mal rasé) a tancé vertement les français d’avoir dit non au chef d’œuvre de Valéry et comment le nouveau (Laurent factotum de Rothschild…) a louangé les solutions libérales avec l’aide du vieux Yves… ! Vous vous souvenez ? Ça s’appelait “vive la crise”. Peut être certains trentenaires ne connaissent pas ! Bon je sais pas pourquoi je vous raconte  ça, mais voilà c’est dit. Non je digresse pas !

A propos de digression (admire l’enchaînement !), as-tu remarqué comme les média digressent, virevoltent, te font tourner en bourrique si tu n’y prends garde ? Je viens de te donner un exemple, mais il y en a d’autres, tu sais bien. Par exemple la madame présidente première de France (ben oui mesdames, j’m’excuse) va sortir un dixe en juillet je crois. Important ! Mais attends, y a pas des Irlandais qu’ont dit non au supertraité de Lisboa que voulait vendre le petit homme ? Ah ben si, et à entendre les média, même le gauchiste Libé, on est dans la merde ! Bizarre, je ne sens rien… Bas les masques messieurs, le plan B qui prétendait se foutre de l’opinion des populations ne fonctionne pas. Je vous fais confiance pour élaborer un plan C pour passer outre à ces foutues populations empêcheuses de tourner en rond dans votre jardin enclos et bien gardé. En tout cas, moi ça me fait du bien de vous voir un peu patauger. Pis y a pas de souci à se faire, nous autres de France avons reçu l’intrépide cow boy qui depuis mai 2007 est à nouveau un ami, même qu’on va lui prêter des hommes en plus pour l’Afghanistan. On se refait une santé, après Kadhafi et avant l’invitation du syrien le 14 juillet. Non, ne me dites pas que ce n’est pas consensuel ! Même Kouchner il dit que ça ne lui fait pas plaisir, mais que peut-être, au cas où… si ça doit améliorer les choses au Moyen Orient… C’est lui qui le dit, alors ! Enfin, ce doit être intéressant une Garden Party à l’Élysée, un quatorze juillet, sous les lampions… J’voudrais bien être une petite souris (toute petite).

Bon, ce n’est pas le tout, mais nous vivons en ce moment l’Euro, le prix explosé du pétrole et des « matières » alimentaires, les émeutes de la faim et tout ce que nous prenons sur la tête ces temps-ci. Pour faire court : la révision à la baisse des allocations familiales, Le RSA (remplaçant le RMI) qui va pomper du pognon dans la caisse dévolue à la prime pour l’emploi, le salaire moyen de 1200 € (travailler plus pour gagner plus d’emmerdes), la réorganisation de l’Enseignement, fait de fermetures et de privatisation déguisée, la réorganisation de la Santé où les usagers devront beaucoup se déplacer avec les fameuses franchises supportées par les malades, la réorganisation de la Justice pas vraiment faite pour les justiciables,  le relèvement des revenus d’accès aux logements sociaux, l’augmentation du prix des denrées alimentaires de première nécessité… , la retraite, la remise en cause des 35 heures… , le démantèlement des services publics et leur privatisation, j’en oublie tellement ça tombe dru !

Faudrait un livre ! Bon je sais, tu vas me dire “c’est idéologique tout ça ! ” Ben non, je touche du doigt ces difficultés là quasiment tous les jours, t’as qu’à venir voir. Ou alors “ Ben donne des solutions au lieu de critiquer”. Ben non, je critique pas, je fais un inventaire, et si tout le monde le faisait, au lieu de se “se préserver” ou de “s’en foutre”, ce qui revient au même, ça changerait déjà la donne et fermerait la porte aux théoriciens et gourous fiedmaniens et hayekiens dont je parlerai un jour, car il faut que certaines vérités soient dites.

Moi fâché ? Non. J'aurais juste envie d'être plus gai, de temps en temps, mais bon, avec la pluie en  plus...

 

26 mars 2008

Les élucubrations de l'électron libre (6)

On voudrait se taire qu’on ne le pourrait pas ! Il  y a tellement de gesticulations en ce moment, qu’on risquerait d’y perdre la vue… (à force de regarder en tous sens), mais aussi son sang froid ! Je ne voulais pas évoquer les dernières élections. Les troupes du petit homme ont pris une baffe, ça crève les yeux ! Et bien, au soir du deuxième tour, n’importe quel  téléspectateur s’est rendu compte à quel point tous les intervenants de L’umeupeu avaient été cornaqués, briefés, décervelés par les équipes présidentielles, tant ils se sont appliqués à employer une terminologie unique, un discours identique au mot près. Ce qui les a rendus, entre parenthèse, très godillots ! «  C’est un rééquilibrage, LES français veulent voir les résultats, nous ne changeons pas de ligne, on continue les réformes ». Pas un mot de plus, pas un mot de moins. Ne dit-on pas qu’il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ? Parce que, vous ne me ferez pas croire qu’ils sont aveugles, ces sourds là, non ?

Autre chose, la peoplerie ambiante, ah ben moi je francise, faut bien, puisque tout le monde anglicise aujourd’hui ! Peoplerie, donc. Après une intronisation où il lui caresse la joue en public, en tévérama et technicolor, ils divorcent après qu’elle lui eût ouvert le chemin pour pouvoir recevoir l’aimable blanchi Kadhafi. Puis il et elle se remarient chacun de son côté quelques mois après. Me demande, moi, si quelques larmes furent versées dans les foyers, en hoquetant un bling bling ému ? Mais on s’en fout. Paraît que le mariage de l’ex première fut des plus simples et sans chichi, là bas au pays de la simplicité, de la justice sociale et du gai va-t-en guerre… On s’en fout aussi, parce que nous aussi on aime la simplicité !

Mais dites moi, l’a bien fait un ti voyage en Chine non, le petit homme ? On sait plus, à force, tellement il y a de « retenue » dans tout ça ! Y a qu’à demander aux tibétains comment ils sont « retenus » eux… J’suis pas sûr qu’il soit allé y vendre une édition Vuitton des « Droits de l’Homme ». Remarquez, ce ne sont pas les seuls, les tibétains,  là, hein ! Y a les tchétchènes aussi – vous n’avez pas oublié ?-, les irakiens aussi. Enfin, attention, je parle des « peuples » de ces pays, bien sûr. C’est ma peoplerie à moi. Pi d’autres peuples aussi… , par exemple quelque part en Afrique, faut-il insister ? Mais que racontai-je moi ? D’abord le marché est incontournable dans son cercle vertueux qui s’autorégularise lui-même tout seul comme un grand. C’est pour ça qu’on est pressé de réformer les ventes de l’éducation, de la SNCF, d’EDF, de la Poste, de la recherche, de la Sécu, bientôt pourquoi pas les musées, les monuments historiques, les MJC, les associations les… tout quoi ! Misérable petit vieux, misérable minimum ressource, misérable chômeur, misérable SDF, va falloir payer maintenant ! Je me demande si on irait jusqu’à les expulser eux aussi, au cas où.

PS : Tandis qu’il se délocalise pour un temps en Grande Bretagne, sous les ors de la royauté, des ouvriers roumains de chez Renault sont en grève pour obtenir une augmentation de 65 % ! !. Enfin, les délocalisateurs commencent à prendre un retour de flammes, petit certes, mais gageons que « ce n’est qu’un début ! »..

Bon, je m’arrête là, parce que maintenant aujourd’hui en ce moment là tout de suite il existe une cellule de veille du Oueb à quelque part à la cour, peut être je pourrai pas continuer, hein ?    

29 janvier 2008

Les élucubrations de l'électron libre(5)

 Vous avez dit Mai 1968 ? J’ai bien entendu. Si, si vous l’avez dit… Où étiez-vous à ce moment là, dites moi, si vous étiez nés s’entend, bien sûr. Je suis très intéressé par les réflexions des uns et des autres à ce sujet. Pas vous ? Le petit homme veut en finir avec Mai 68, je crois. Mais pourquoi donc ? Pour marquer un anniversaire, cette année, par exemple. “C’est moi qui aie éradiqué l’esprit soixante huitard !” Vous savez, la pub : “ C’est moa qui l’l’lai fait !”. Pauvre petit homme, l’esprit soixante huitard, sait-il seulement ce que c’est ? Y en a-t-il un d'esprit, d’ailleurs, n’y en a-t-il pas plusieurs ? Un exercice de mémoire pour les uns, une leçon pour les autres : 68 n’était pas une révolution, mais un mouvement (multiple qui plus est) ; 68 n’était pas typiquement français, mais, pour ne pas dire mondial, disons occidental. Bon, je sais, il y a des “nouveaux philosophes” qui se sont fourvoyés depuis, et des politiques politiciens aussi (savez-vous que certains d'entre eux ont fait partie de l'irascible, coléreuse, dangereuse et violente secte "Occident vaincra ?”)... Le monde qu’on nous fabriquait à l’époque – et qu’hélas on continue à nous fabriquer en accentuant  les conséquences dramatiques – ce monde était en crise. En mauvais historien qu’il est, le petit homme accentue le malaise. Et ce faisant, il croit jeter un pavé dans la mare, le pôvre. Et autour de lui s’agglutinent les courtisans de toujours, n’est-ce pas Monsieur Attali ? Il est fou celui-là ! Mais non, mais non, pas dans sa tête. Il pense, donc il suit ! L’homme des palais mirifiques et luxueux, savez ? 1993, la Berd et le marbre de Carrare, renseignez vous si vous êtes trentenaires ! Ultra libéral qu’il est le conseiller d’un Président « socialiste », si, si. Va faire du bien aux pauvres gens, sans aucun doute, avec ses lamentables mesures pour je ne sais quelle relance ! Et puis il y a l’autre amuseur, là, DSK, DSK ex candidat à la candidature, patron d’un organisme qui se fout comme d’une guigne de la pauvreté des vrais pauvres gens, jai nommé le FMI. Il y en a des vrais, des pauvres, si, si, mesdames-messieurs les trentenaires téléphages ! Méfiez vous des “vérités” télévisuelles, des enseignements formatés, etc… ne soyez donc pas moutons ! Mais cela vaut aussi pour d’autres que les trentenaires, bien sûr ! Je m’écarte du sujet… je ne vais pas faire le tour des grosses têtes pleines d’elles-mêmes qui s’agitent dans et autour du bocal présidentiel, ni tomber dans le « sensationnalisme » popol ! Ça ne vaut pas un pet de cheval. Mais à part ça, Madame la Marquise ? Tout va très bien, tout va très bien ! Est-ce que par hasard la France ne s’ennuierait pas ? Oups…

 

Allez, on va causer Mai 68.  Pour comprendre. Et aussi pour apprendre à ces nigauds qui croient que ce sont eux qui en naissant ont créé le monde ! Arrff !

 

PS : souvenez-vous, je suis las de me répéter, dans un sondage, il faut prendre les pourcentages pour ce qu’ils sont, c'est-à-dire : X% des sondés et non pas X% des Français, est pas pareil disait le SDF du coin de la rue qui tourne.

 

03 septembre 2007

Les élucubrations de l'électron libre(4)

 

Tout commence en Septembre. Je n’irai pas jusqu’à l’affirmer, mais il semble que, tout à coup, après un été incertain, tout s’anime, tout le monde s’agite. Ce n’est peut-être qu’une impression. Pourtant le mauvais temps s’est invité lui aussi. Il vient mettre la pagaille dans toute cette agitation pourtant déjà bien désordonnée. Des bilans partout. L’analyse de l’état de grâce, par exemple. On en parle, mais je ne comprends pas bien. L’état de grâce d’ordinaire se rencontre dans un autre domaine que politique. Ah mais, au fond de mon village, nous sommes loin des modes oratoires germano-pratines des journaleux à la mode. Au fond des autres villages aussi, d’ailleurs. A moins de vouloir péter plus haut que son cul. Il s’en trouve toujours un ou deux, certainement. Bon. Le bilan au bout de l’état de grâce (tiens, il serait terminé ?) semblerait positif. Un blogueur plus politique que politique affirme quelque part qu’il (le petit homme) a pu mettre en place ses réformes. Enfin ! S’exclame-t-il. C’est l’un de ces politiques plus politiques que politiques qui prend couramment le résultat des sondages comme la même chose qu’un résultat concernant tous les Français ! Sa lecture des résultats des sondages, ce n’est plus X% des sondés, mais X% des Français ! Commode. Et quand on sait comment sont charcutées les “questions” des sondages, on devine les dérapages qu’ “on”  peut s’autoriser dans leur analyse !

Mais non, je ne suis pas gauchiste parce que je ne suis pas d’accord. C’est l’argument facile et lui aussi à la mode, prémâché, téléphoné, parce qu’“on” veut avoir raison sans avoir à argumenter. Parce qu’il est plus facile de dire à un différent d’opinion : « tu es gauchiste, donc intolérant, donc c’est toi le conservateur, l’empêcheur de tourner en rond », plus facile, donc, que de lui prouver arguments à l’appui qu’il à tort. C’est bien connu. Tellement même que c’est aussi vrai dans l’autre sens ! C’est le défaut des plus politiques que politiques. Passons. Passons mais il y aurait beaucoup à dire sur les expulsions cadencées, qui nous ramènent à d’autres temps… et j’en passe. Peut-être une autre fois.

Passons, donc. Pour nous nettoyer l’esprit, lisons Blaise Cendrars, “L’homme foudroyé” par exemple.

Septembre, c’est le mois Cendrars, né un premier de ce mois.

Demain sera un autre jour.

17 juillet 2007

Les élucubrations de l'électron libre (3)

 

Voilà. C’est le temps des vacances, du moins on le dit. Un marronnier, un de plus, et très récurrent, celui-là. Suis-je bête, un marronnier c’est forcément, nécessairement récurrent ! Eh bien non ! Récurrent signifie, je crois, un retour à la source pour redémarrer et accéder à quelque chose de nouveau, pour aller vers un plus (voir les mathématiques, par exemple), comme quoi les modes de langage sont, elles aussi, insipides. Mieux vaut qualifier de répétitif, de tarte à la crème. Tout cela synonyme de manque d’imagination, de platitude, de prémâché, d’inconsistance, de beaucoup de bruit pour rien, d’effet de mode, de « moutonage »… Dans quelle peau nous sommes nous donc réfugiés ? Passons…

Et les politiques, qu’est-ce qu’ils nous font ? Je ne sais pas trop s’ils ont changé quoi que ce soit à leurs mascarades, mais, à la vérité, désormais, ils m’amusent. Tristement, mais rigolos quand même. Pour être clair, ce sont de francs rigolos. Rien n’y manque. Fringants, suffisants, le mot choc à la bouche, l’attitude  digne, effarouchée, noble, vindicative, théâtraaaaale, le je sais tout pour votre bien, le sourire fabriqué, convenu, carnassier. Oui. Et la démocratie là dedans ? Mais qui sait ce que démocratie veut dire, quand les média confondent allègrement un pourcentage de sondés et un pourcentage de Français ? Passons…

C’est vrai, je me répète. Je vais aller marcher dans la nature. Enfin, dans ce qu’il en reste. Pas de surprise ni de tricherie, là. Sinon la surprise renouvelée (et non récurrente !) de la découverte de la beauté. Toujours présente et vraie, elle.

29 mai 2007

Les élucubrations de l'électron libre (2)

Après le 6 Mai...

 

Soyons sérieux ! Qu’y a-t-il de changé, depuis les élections présidentielles ? D’aucuns me demanderont si je suis aveugle, sans aucun doute. Leur amusement fera plaisir à voir. Mais, si amusement il y a, je crains qu’il ne fût de courte durée. Crainte toute intime, certes, de voir les choses se déliter peu à peu dans un prochain avenir. D’aucuns me taxeront de pessimisme, à l’évidence, ou, pire, me traiteront de réactionnaire. Alors, si amusement il y a, ce sera le mien, face à leurs mines ahuries, bouffies de leurs propres certitudes, issues de gavages médiatiques sans précédent ! Ah ! Je sais. L’on m’objectera que je parle d’eux sans leur donner la possibilité de me répondre. Plus grave encore, je leur fais dire ce que, peut-être, ils ne pensent pas. Etc… etc… En gros, l’accusation habituelle de ne pas respecter une certaine démocratie. Je connais mais ne suis pas ému, loin de là. En effet, ce n’est pas leur langage de moutons (ou de godillots) qui m’intéresse, mais les « actes » et les mots de ceux qui ont pris les rênes (et aussi de ceux qui prétendent s’y opposer). Et, encore, de ceux  qui, seuls, ont les moyens de faire passer les « messages » (selon une idéologie masquée) et d’orienter les « opinions » (toujours selon cette même idéologie). Ce faisant je m’expose aux reproches des mêmes d’être un gauchiste archaïque et impénitent, ce qui aura le don de me plonger dans une hilarité à pleurer, au vu de leur manque de raisonnement et d’analyse, de leur indécrottable soumission à la pensée toute faite. Tant pis, électron libre je suis, électron libre je reste… c’est là ma seule idéologie. Que dis-je une idéologie ? Non. Une attitude, mon attitude. Ça vaut bien d’endurer les désagréments de la polémique ! 

Or donc, qu’y a-t-il de changé ? En apparence, des hommes. C’est certain. Les uns remplacent les autres… La politique ? Rien. La même continue et continuera, avec des cautions plus ou moins assurées, plus ou moins assumées. Déjà Chirac, en 2002, avait fait le hold-up du siècle, sur le vote des Français, en appelant à la tâche gouvernementale, un fidèle de  monsieur Alain Madelin, ultra libéral, à savoir le gentil et rondouillard Jean Pierre Raffarin. Ce n’était pas exactement la mission que lui avaient confié les électeurs du deuxième tour…  Aujourd’hui, les soit disants « hommes nouveaux » que sont le Président, son Premier ministre et leurs ministres, ont été d’abord et selon les cas, gaullistes ( ?), chiraquiens, balladuriens… giscardiens, centristes, gauche fleurie et rose pâle, etc… et ils s’attèlent à parfaire ou mettre en place des mesures futures, issues de la même doctrine que par le passé ! C’est tout. Je me faisais une autre idée de la « rupture », sans doute une idée archaïque, m’opposera-t-on.

Alors patience et observons.

03 mai 2007

Les élucubrations de l'Électron libre...

Le Clown ne s’exprimera plus ici. Exit le Clown ! Il est fatigué, il s’est trompé sur toute la ligne. Dehors ! Enfin, il s’est trompé… Il n’en peut plus, dirai-je  plutôt, de cette bêtise humaine qui mène le monde. L’horrible bêtise, féroce, de certains êtres humains. Des théoriciens, des « acteurs », des narcisses. Avec pour résultat l’état navrant et dangereux de notre planète, la situation misérable, précaire de nombre de populations oubliées ou… asservies au diktat hideux du « libéralisme » économique. Dieux, qu’ils sont habiles à travestir ce mot, tous ces gogos qui se gobergent de leur pouvoir sur les autres. Une vraie saleté ! 

Et dans la vie de tous les jours, il n’en peut plus de cet individualisme qui grignote chacun un peu plus et l’enferme dans un petit moi sans consistance aucune, mais qui croit exister, du moment que ce n’est que pour lui. Dehors le Clown ! Tu marches à côté de tes grosses et longues godasses à bascule.

Et dans sa propre vie… quelles ruines. Il y en a de tous côtés. Dans son passé, dans son présent. Un lancinant constat d’échecs répétés, le dernier étant le plus cuisant. Con de Clown ! Tu n’as même pas vu que c’était un dernier piège ! Fait à ta mesure. Pour te faire fermer ta gueule sur tes certitudes archaïques, toi qui te disais libre. Tes recherches archaïques, comme ce mot menteur « bonheur ». Cela n’existe pas, bien sûr, tu le savais, mais tu ne voulais pas y croire. Pauvre paumé. Dehors !

Bon, il te reste une fin de vie, pour jouer à l’électron libre. Essaie encore, mais de grâce, enlève de ta bannière la citation de Victor Hugo. Voilà c’est fait, merci.

Une fin de vie, pour te demander, avec ceux qui souffrent dans leur corps, pour rien, dans leur vie, pour rien, dans leur société, pour rien et dans leur cœur, pour rien :  « Mais, bon dieu, pourquoi j’existe ? » Allez, oust ! Change de régime et si cela ne marche pas, tu verras bien le  moment venu vers quelle « solution » te tourner.