14 février 2008
A la saint Glinglin
Écouter la Calas à neuf heures le matin, en mangeant une tartine trempée dans un bon café parfumé et chaud, double sacrilège ! Je m’en moque, je fais ce que je peux veux. Je ne me suis fâché avec personne et je n’aurais garde d’une quelconque dispute jusqu’à minuit, de peur que, courroucé, on me lançât : « Ça va être ta fête ! ». Que non point, ce ne sera pas ma fête, que Dieu m’en garde, moi le mécréant ! De Valentin, je ne connais – et encore ! Par ouïe dire et quelques vieilles images – que le désossé. Et il ne m’inspire pas plus que cela, aujourd’hui.
En ce jour béni (oui, oui !) je me suis demandé pourquoi on ne fête jamais la saint Glinglin ? Ce saint étrange et mystérieux dont personne, semble-t-il, ne sait d’où il vient. J’ai cherché, pas dans ma mémoire, elle est encore trop encombrée de morceaux de cœurs épars et fanés. Mais dans les dictionnaires divers, celui des noms propres, l’étymologique, dans le martyrologe aussi et même dans “ la vie des Saints”. Rien ni personne. C’est bizarre, par contre j’y ai trouvé un saint Parfait. Mais à l’inverse je n’ai pas trouvé de qui il pourrait être le saint patron ! C’est dommage. On pourrait imaginer que ce second saint trouvât son ouaille le jour de la saint Glinglin, par exemple…
A la saint Glinglin voudrait dire : jamais, selon certains spécialistes que j’ai consultés, et selon d’autres cela signifierait : indéfiniment. Curieux. On pourrait dire qu’un amour commence à la saint Glinglin et durera jusqu’à la saint Glinglin. Traduisez : je ne t’aimerai jamais et ceci indéfiniment ! Cela ressemble tellement à quelque vérité faite de vent et basée sur rien.
10:07 Publié dans Plaisirs des mots | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : VIVE LA VIE, *de tout et de rien*, blog, perso
26 novembre 2007
Vide grenier des mots (2)
Il nous arrive d’utiliser encore de « vieilles » expressions aujourd’hui. Je veux dire qu’elles ont un goût ancien, comme disaient mes grands parents : un goût de revenez-y. Récemment j’ai employé l’expression « peu me chaut », c’était pour me faire plaisir, il n’y a pas de mal à cela ! « Chaut » me ravit, et pas seulement un peu… En vieux français, il a pris les formes de chielt et de chalt. Rien à voir avec le fait que cela me fait « chaud » au cœur. Rien à voir ? Peut-être un lointain cousinage, quand même ? Je me le demande. En effet, chaut est la conjugaison au présent de chaloir, vieux verbe issu lui-même du latin calere, qui signifie « être chaud » et fut utilisé par Cicéron pour dire « être sur des charbons ardents »… Chaloir voulant exprimer « avoir de l’importance », on peut penser qu’être sur des charbons ardents est un état provoqué par quelque chose qui a de l’importance. Cousinage lointain, mais quelques gouttes de sang de même origine, quand même. Tout le monde parle souvent de chaland, pas celui qui passe (issu du grec xelandion), l’autre, celui qui achète, qui s’écrivait parfois chalant. Il a de l’importance pour le commerçant. C’est un enfant de chaloir, lui aussi. Et le mauvais fils, celui qui n’accorde d’importance à rien, c’est le nonchalant. Il faut de tout pour faire un monde…
Mais que chaut et chaud soient cousins peu ou prou, je reste incapable de dire si c’est peu ou prou, au-delà du constat que nous venons de faire. Mais si c’est prou, cela devient intéressant. Cela pourrait signifier « beaucoup », par opposition à peu ! Oui, mais le jeu des contraires ne suffit pas. Prou fut prod puis prut, au sens de avantage ou abondance, eux-mêmes nés du latin prode (prodest), profit. Filiation apparemment logique, en tous les cas intéressante. Mais quid de beaucoup, alors ?
Ce sera pour une prochaine fois, lors d’un vide grenier, évidemment. J’aime bien fouiller dans ce genre de grenier à mots. On y trouve poésie et richesse.
22:40 Publié dans Bric à Brac, Plaisirs des mots | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Vive la vie, *de tout et de rien*, blog, perso
25 septembre 2007
Vide grenier des mots
J’ai entendu ce matin, ces paroles d’une opérette guillerette « De-ci de- là, cahin-caha… etc. » Je me suis toujours demandé d’où et comment viennent et naissent ces expressions qui prennent forme d’image dans le subconscient du commun des mortels (et des autres aussi !) Elles sont nombreuses et égaient toutes les conversations et tous les écrits, avec bonheur, souvent. Ainsi, de-ci de-là, déjà cité, cousin de par-ci par-là, ici et là, de-çà de-là (Chanson d’automne – c’est dans l’air du temps !- de Verlaine), çà et là. Et aussi, clopin-clopant, cahin-caha, bric-à-brac, de bric et de broc (qui s’écrit également de brique et de broque), et j’en oublie. De-ci de-là signifierait une sorte d’errance sans but précis, sinon avoué. J’imagerais cahin-caha par une autre expression : “à la va comme je te pousse”, c'est-à-dire difficilement, comme on peut (et dans ce cas là on peut peu !) Clopin-clopant m’amuse plus. Clopin désigne un boiteux et donc le verbe cloper veut dire boiter. Les deux accolés sont une superbe répétition [rien à voir avec le clop ou clope (substantif masculin souvent employé au… féminin ! ! ) du fumeur invétéré et qui se trouve être, en comparaison, un mot vulgairement familier venu d’ailleurs…] que je traduirais par “ boiteux boitant”. Question : est-ce que l’on est boiteux parce que boitant ou boitant parce que boiteux ? Ni l’un ni l’autre ! C’est parce que l’on est éclopé (blessé). Même racine, qui désigne la raison ou la cause de l’état de boiteux et cet état lui-même. Un éclopé devient un clopin qui clope ! A ce propos, mon véritable prénom – Rony est un surnom et pas un pseudonyme - désigne un boiteux, en latin. Prémonition ?... Un bric a brac est un mélange de tout et de riens sans aucun lien, comme le bric et le broc sont des n’importe quoi sans aucune parenté.
"Le cœur éclopé, il avançait clopin-clopant, vacillant de-ci de-là, cahin-caha, perdu au milieu d’un bric-à-brac de débris d’amour et de rêves patchworks faits de bric et de broc".
Ah ! J’aime bien. Cela pourrait ressembler à de la poésie, non ?
Cette note est la trois centième de ce blog...
10:55 Publié dans Bric à Brac, Plaisirs des mots | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : Vive la vie, *de tout et de rien*, blog, perso
02 octobre 2006
Plaisirs et déplaisirs des mots.
Les vers de terre sont plus sages que les hommes, ils n’ont pas inventé la bombe.
Les marronniers médiatiques et commerciaux : des hymnes à Pavlov.
Les philosophes de « renom » actuels : j’imite donc je pense.
Les critiques littéraires d’aujourd’hui, qu’ils soient pour, qu’ils soient contre un livre à la mode, font boire du petit lait à leurs employeurs et du vinaigre ou de la pisse d’âne aux futurs lecteurs.
La saison des prix littéraires c’est la saison des pluies acides et des bourrasques de rien.
Proposer au prix Cons Gourds le Who’s Who des pieds nickelés, des mains liées et des cerveaux lavés.
Dates diverses dans Carnets de mots.
10:40 Publié dans Les Mots et Les Chants, Plaisirs des mots | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, écriture, vive la vie, blog
24 septembre 2006
Mots pour mots
L’adulte dit à l’enfant qui pleure un parent disparu :: il vit encore en nous.
L’enfant répond : encore quoi ? Qu’a-t-il vu en nous ?
Tu t’ennuies la nuit tandis que la muse muse la nuit et s’amuse.
Pensée du soir… je l’ai oubliée !
Récréation recrée action Renaissance renaît sens.
Il fuit le temps et demande l’heure fugueur Il vous demande s’il a l’heur de vous plaire plaideur Il vous ment avec bonheur tricheur
Dates diverses dans Carnet de mots
08:50 Publié dans Les Mots et Les Chants, Plaisirs des mots | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Poésie, Littérature, écriture, perso


