05 juin 2008

Farandole de la solitude

Je viens de chez May et j’y ai trouvé un maillon de cette farandole… et j'ai pris la main chez Blueg. Mon billet existait déjà mais je ne savais pas alors qu’il s’inscrirait dans une farandole si agréable … Le billet est ici.

Depuis, la solitude est pour moi un soutien et non pas l’isolement, une maison parfois vide mais où la pensée et le cœur s’expriment librement et sans heurts et ouvrent la porte vers les autres et l’ailleurs.

Camille Belguise a écrit, dans "Échos du silence" : “Dans le silence et la solitude, on n’entend plus que l’essentiel”. Et sur mon autre blog, j’avais mis en exergue pendant un temps, cette autre citation : “ La solitude désole le cœur et contente l’esprit ”.

 

Enriqueta nous fait le plaisir de prendre la main : http://enriqueta.over-blog.com/article-20238453.html

 

28 mars 2008

Sec

Rien. Plus rien. Sec. Tout sec à risquer de casser. Sécheresse inattendue. Quelque chose qui n’est plus quelque chose. Quelque chose ? Non, rien que du vide. 2002 – 2006 vides de sens. Qui ne veulent rien dire. Qui n’ont jamais existé. C’est tant mieux. C’est triste ? Non. C’est sec.

(Dernier texte des voies de solitude)

07 mars 2008

Bientôt le Printemps ?

 

Ah jeunesse, où es-tu ? Ci-dessus, un scopitone d’Hugues Aufray, l’image et le son ne sont pas de la qualité d’aujourd’hui, mais c’était nos mp3 ou autre trucmuche à nous. Ce qui prouve bien à chaque génération qui naît que le monde n’est pas né avec elle mais bien avant elle ! Mais ce qui n’empêche pas qu’elle a raison de profiter des progrès qu’on lui a préparé, bien sûr. Les choses étant remises en place, venons-en au Printemps. Il tarde à venir, autour de ma grotte, mais on le pressent, ne serait-ce que par le chant matinal des oiseaux…  oui parce que la flore n’est pas bien pressée.

Il y a un an, on me disait “arrivée du printemps… signe de renaissance…”, textuellement. Oui, bien sûr ! Et même  tout le monde le dit, au point que cela paraît une évidence. Et les apparences jouent dans ce sens. En effet, au dernier printemps, je venais d’entrer dans ma grotte, d’entamer (paraît-il) une nouvelle vie. Pour être nouvelle, elle était nouvelle, c’est peu de le dire ! Encore aujourd’hui… mais sa nouveauté a déjà un an, sans compter les mois de gestation (en gros trois mois). Mais il n’y a pas eu de mue, j’ai gardé ma vieille peau. Remarquez, c’est la mienne, je n’ai pas envie de m’en défaire. Bon voilà. Le printemps arrive. La sève, la fameuse sève tapie sous la couette hivernale va jaillir, se répandre, faire fleurir, faire éclater les couleurs, habiller de feuilles les arbres, épanouir les champs et les prés (dans les grandes cités elle doit être un peu comprimée peut-être…), appeler les corps au plaisir des jours (et des nuits…). Et bien tant mieux. Pour moi, il semble qu’elle se détourne dès qu’elle passe devant ma porte. C’est ainsi. Mais ne tenez pas compte de ce que je dis, vivez !

La chanson d’Hugues Aufray me rend nostalgique. Écoutez la bien, j’aurais dû mieux porter attention à ses paroles et en tenir compte. J’aurais l’air moins con aujourd’hui !  

 

20 décembre 2007

Une rose une vie

 Don't Think Twice, It's Alright- Bob Dylan 

Envoyé par Alexthebarbarian

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Enfin déjà l’année va finir Quelques jours encore Et il n’y paraîtra plus

Voilà où mène ce long silence Vers l’inconnu Des cœurs chiffonnés

Il restera d’autres horizons A franchir Je prendrai mon bâton de marche Décidé à ne plus offrir prise Aux pleurs inutiles

Je partirai là-bas Ou resterai ici Cela ne regarde que moi

Je connais d’ailleurs Le pays glacé D’où l’on a prétendu me tirer Et où l’on a voulu Me renvoyer Sans vergogne

Ce pays est le mien Et je finis par le chérir

Des mots ou plutôt des silences N’ont pas permis d’aimer J’aurais du le savoir Avant eux  déjà Le sentiment d’amour S’était  révélé inutile Et menteur

Pourquoi a-t-on encore Ouvert la porte A ce même mensonge Je n’en avais pas besoin

J’ai retrouvé mon ancienne route Celle où il n’y avait personne

Et si j’y ai cueilli une rose unique Elle n’était que pour elle Et je m’y suis blessé Je la rends

J’offre à mon tour ce dernier silence Qui ne parlera plus jamais De nous

Pour moi aussi désormais La porte est fermée

Et ce sera sans doute là Un grand bonheur Pour la rose perdue

Qu’importe le mien

Dans Les Mots  et Les Chants –Décembre 2007

18 novembre 2007

Abstractions...

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La rue frissonne

Le cœur abandonne

Où fuit l’avenir

 

Nuage sans soleil

Un chat gris miaule

Froid dans l’âme

 

Fin de l’automne

Cuivres résonnent

Chasseurs à fuir

 

La nuit sans sommeil

Nu de ton épaule

Chaleur de  drame

 

La botte éperonne

La bête s’étonne

Tout va finir

 

Dans Les Mots et Les Chants - Novembre 2007

17 novembre 2007

Tiré des Fleurs du Mal

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Le goût du néant 

Morne esprit, autrefois amoureux de la lutte,
L'Espoir, dont l'éperon attisait ton ardeur,
Ne veut plus t'enfourcher! Couche-toi sans pudeur,
Vieux cheval dont le pied à chaque obstacle bute.

Résigne-toi, mon cœur; dors ton sommeil de brute.

Esprit vaincu, fourbu! Pour toi, vieux maraudeur,
L'amour n'a plus de goût, non plus que la dispute;
Adieu donc, chants du cuivre et soupirs de la flûte!
Plaisirs, ne tentez plus un cœur sombre et boudeur!

Le Printemps adorable a perdu son odeur!

Et le Temps m'engloutit minute par minute,
Comme la neige immense un corps pris de roideur;
Je contemple d'en haut le globe en sa rondeur,
Et je n'y cherche plus l'abri d'une cahute.

Avalanche, veux-tu m'emporter dans ta chute?

Charles Baudelaire

 

15 novembre 2007

Mon novembre

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Novembre par ici… C’est bon pour le moral ! Bof ! Qu’est-ce que ça peut faire ?

13 novembre 2007

Question

Albert Camus écrit dans Le Mythe de Sisyphe :

« Voici l’étrangeté : s’apercevoir que le monde est « épais », entrevoir à quel point une pierre est étrangère, nous est irréductible, avec quelle intensité la nature, un paysage, peut nous nier. Au fond de toute beauté gît quelque chose d’inhumain et ces collines, la douceur du ciel, ces dessins d’arbres, voici qu’à la minute même, ils perdent le sens illusoire dont nous les revêtions, désormais plus lointain qu’un paradis perdu. L’hostilité primitive du monde, à travers les millénaires, remonte vers nous. »

J’ajoute ma question : « N’en est-il pas de même entre êtres humains ? »

10 novembre 2007

Silence minéral

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31 octobre 2007

Oubli

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Le Clown vous offre une de ses compostions, un de ses tableaux sur écran et un de ses poèmes. En novembre il sera peu disert, peut-être même absent… il aura trop à faire, trop de temps à user.


podcast

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Rien sous le soleil

Marche éteinte

Soliloque blanc

Regard avide et sombre

Sur la plaine assoupie

Ecœurements accumulés

Mots de rien

Rien dans les mots

Parois vides de grotte

Suintante de tristesse

Secondes en allées

Avant que l’heure finisse

Étoiles d’une nuit noire comme les jours

Inutiles

Où vont les oubliés…

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