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04 septembre 2006

La rentrée partout, même sur France Inter.

Ce matin, j’ai essayé de faire comme les autres jours, mieux même, comme tous les lundis. Rien de plus routinier, en somme. Levé à cinq heures, j’ai ouvert les volets et la fenêtre. La rue est mouillée, l’air est humide, on devine un ciel bas. Tout le monde dort encore dans la maison. Dehors, seulement les échos d’une usine, à quelques kilomètres de là, dans un autre pays. Point de rumeur. Un presque silence. Petit à petit le jour se lève, révélant les nuages noirs menaçants.

C’est le jour de la rentrée. Enfin, un jour de rentrée. Ce mot raisonne à la radio, éclate sur les journaux. Le marronnier par excellence. Du genre, en décembre, « les fêtes de fin d’année », etc… Le rythme est bien pris, tout de même. Et ces litanies répétées, toujours les mêmes, aux mêmes époques, cela ne fait plus ritournelle, cela devient lassant. Il y a quelques jours c’était la – ou les – rentrée(s) politique(s), avec leurs « Universités d’été », expression tellement originale que tous les partis l’utilisent non pas pour se diversifier, pour une fois, mais pour se ressembler ! C’est à dire éviter de faire moins que les autres. Il existerait donc une attitude politique commune à tous les politiciens, celle du renchérissement. Las, ce n’est pas une révélation. Mais au delà de ce triste « copiage » mesquin, que signifie donc la formule ? L’université, aujourd’hui encore, est un établissement public chargé de l’enseignement supérieur. Peut-être plus demain, mais là n’est pas le propos. Le propos ici est de se demander quel enseignement « supérieur » peuvent bien dispenser ces « universités » de trois jours ? On risque de se le demander longtemps, au vu des divers compte-rendu qu’on peut en avoir ici ou là.

La rentrée aussi pour les enfants, les lycéens, les étudiants… cette période bouillonne de questions, d’achats, de colères, de constats, d’analyses. Rentrée des enseignants, bien évidemment, car que serait l’enseignement, sans eux ? Je me demande si le ministère de l’Éducation Nationale et son ministre se posent la question ? Une autre question : quel enseignement et pour quoi faire ? Fabriquer de futurs « employables », en inculquant une « culture » exclusivement « économique » ? Vaste question, même s’il n’y paraît pas. La rentrée pour les parents, avec leurs incertitudes pour certains, leurs exigences pour les autres. Comment perçoivent-ils le bien-être « scolaire » de leurs enfants ? Et les parents dans l’inquiétude et la peur aussi, cette peur qu’Arno ne fait qu’attiser tant il ne fait qu’appliquer la méthode du petit homme. Vont-ils être expulsés ?

La rentrée sur France Inter aussi. Le Sept Neuf existe toujours. Sans Alain Rey, le poète des mots et de notre langue, mais dont les opinions ne sont pas du goût de l’établishment ! Jean Marc Sylvestre est toujours là, quant à lui, bon serviteur de l’établishment. Il a détaillé ce matin le programme libéral du petit homme avec une certaine délectation. Il a souligné la diminution du pessimisme « des français » grâce aux bons résultats du chômage, du pouvoir d’achat, de l’investissement. Vous savez, un sondage, c’est x % des sondés, mais pour lui comme pour l’établishment, c’est x % des français. Le cas particulier fait généralité. (Manipulation ?). Il a encensé l’appel à la « rupture » lancé par le petit homme. Un autre journaliste a insisté sur l’appel à la jeunesse conforté selon lui par les « stars » nouvelles adhérentes à l’union dite « pop » - je voulais dire populaire ! En pensant que l’émission Là bas si j’y suis a été « déportée » à quinze heures, je n’écouterai plus jamais France Inter, sauf à quinze heures, si mon emploi du temps le permet.

Ce matin n’est pas tout à fait comme les autres. Bonne rentrée à tout le monde ! Je vais boire un café…