22 octobre 2008

Histoire de miroir

Devant le miroir, il y a toi. Dans le miroir – sur le miroir, dirons nous, car le miroir n’a pas d’intérieur, il n’a, au plus, qu’une épaisseur – il y a ton reflet (ton image). Derrière le miroir, il y a le mur. C’est valable pour toi, c’est valable pour moi, c’est valable pour tous. Et alors ? Un miroir est un miroir. C’est tout. Alors pourquoi les philosophes se creusent-ils la cervelle ? Pour s’interroger et bâtir un système sur la nature du miroir ? C’est un miroir, c’est tout, qui a pour fonction, s’il est bien propre, de renvoyer une image, c’est tout. Pas besoin d’un philosophe pour le savoir. Pour s’interroger et bâtir un système sur la nature du reflet ? C’est une image, qui même animée et ressemblante, n’est qu’une image, pas même une reproduction, c’est tout. Pas besoin… etc. Pour s’interroger et bâtir un système sur la nature du modèle qui se regarde ? C’est celui qui se regarde dans le miroir et qui y voit ce qu’il suppose être son image,  puisqu’il ne se voit pas lui-même, mais son image avec sa droite à gauche et sa gauche à droite, donc pas tout à fait lui-même, ni tout à fait un autre (comme disait je ne sais plus qui…). Et en plus, il a l’impression que son image le regarde lui ! Et le philosophe de penser que l’image inversée de lui regarde le vrai lui que lui ne connaît pas. Alors s’il essaie de bâtir un système, qu’il l’érige sans tain, de sorte qu’il paraisse transparent et qu’ainsi, si nous n’y comprenons rien, nous puissions le traverser sans nous poser de question.

08 octobre 2008

Parachute doré

 

 


Alain Souchon:"Parachute doré"(Exclu)
envoyé par RolandMathieu

06 octobre 2008

Toilettage

Parfois le silence est signe d’absence. Ce n’est pas le cas ici. J’ai longuement réfléchi à ce blog, son contenu, ses raisons d’être (en réalité : mes raisons de le faire exister, bien sûr), son ordonnancement. J’ai trouvé, en effet, qu’il se développait dans de multiples directions, empêchant une certaine “maîtrise” de sa tenue. Faut-il pour autant se montrer raisonnable ? J’ai tendance à répondre non. Néanmoins, j’ai mis un peu d’ordre dans les “catégories”, en en restreignant le nombre, par exemple. Mais ce faisant, j’ai sans le vouloir modifier le type de police des textes que j’ai mutés d’une catégorie à une autre, en perdant quelques uns en route… Voilà. C’en est fini de ce petit toilettage. Reste à tenter de l’alimenter à nouveau et, contrairement aux apparences, la matière ne manque pas, loin de là. Mais, même avec le tempérament d’un électron libre, pour certains sujets, cela me demandera une certaine préparation…

Pendant tout ce temps également, j’ai visité moins régulièrement la blogosphère, pouvant laisser ainsi penser à  un certain désintérêt pour tous ceux que je lisais et commentais. Il n’en est rien, bien entendu. Mais j’avouerai avoir éprouvé une certaine lassitude à me connecter, tout simplement. Qui n’a pas connu ce trop plein ? Ceci dit, malgré ce qu’en pensent certain(e)s, je n’ai jamais été un intoxiqué de l’écran, fort heureusement, sinon quelle jubilation serait possible ? Et puis, les sujets et l’inspiration se trouvent, la plupart du temps, à l’extérieur, dans la vie trépidante ou calme, dans les rencontres et les actions.

Depuis quelques jours l’automne s’est installé sans trop de difficultés, tant l’été lui ressemblait déjà ! Nous aurons désormais tout loisir d’en parler, ainsi que des nombreux sujets qui agitent notre monde qui marche sur la tête. A prochainement donc.

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