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16 mars 2006

Ce que je lis...

Mes lectures actuelles peuvent sembler disparates et  peu au goût du jour, mais comme on dit en guise d’excuse « on ne se refait pas ». A ceci près que je n’ai à présenter d’excuses à personne, encore moins à me justifier. Cette sortie pour quelques plaisantins que je connais et qui ne se feront pas faute d’agir en inquisiteurs dès lors que mes goûts et méthodes (et même mes mots) n’aient pas l’heur de les enchanter. Plaisanterie mise à part, ces choix sont pour une fois le fruit du hasard. Je me suis rendu à la bibliothèque récemment, comme cela m’arrive de temps à autre, et je suis tombé sur deux livres d’un certain Houellebecq, qui avait alimenté fortement la chronique lors du dernier Goncourt, si fortement même que je me suis interdit d’acheter un quelconque de ses bouquins, le battage publicitaire provoquant chez moi l’effet inverse que celui espéré par l’éditeur, par ses rabatteurs et sans doute par l’auteur lui même. Ce faisant, je ne préjuge pas de la valeur littéraire des œuvres, mais je refuse de me laisser rien imposer par quelque biais que ce soit. Néanmoins, l’occasion faisant le larron, j’ai résolu d’aller visiter le monde houellebecquien puisqu’il se présentait à moi si obligeamment, et, par esprit de contradiction, j’ai décidé de lire un titre ancien, à savoir «  Les particules élémentaires », plutôt que le dernier à la mode.


Disparates, disais-je, car dans le même temps, j’ai intercepté deux ouvrages déjà lus mais dont les titres et les auteurs m’ont tiré l’œil, allez savoir pourquoi ? Une petite dérive sentimentale un brin nostalgique ? Pas même, car je sais trop que les retours au passé ne font pas respirer les mêmes senteurs que distillaient les temps anciens. Non. Simplement, l’envie de reprendre ces réflexions « à partir de » dont j’ai fait un principe de pensée. En effet, je n’ai jamais consenti à recevoir les mots des autres (de ceux dits « philosophes » en particulier) comme dons du ciel, encore moins comme vérités acquises et transcendantes. A mon sens, toute pensée péremptoire, directrice et incitatrice est totalitaire, et donc ma nature se rebelle. Simplement relire Jean Paul Sartre et ses « carnets de la drôle de guerre » et les « Propos sur le bonheur » d’Alain.


J’ajouterai enfin à la liste le « traité d’Athéologie » de Michel Onfray dont je suis curieux de connaître le « militantisme philosophique » dont il se vante, paraît-il. Je n’oublie pas que, depuis quelques décennies, les « philosophes » sont devenus des chevaliers casqués et armés de théories aussi fumeuses et déconstruites qu’inutiles et sans lendemain, de Bernard Henry Levy à André Comte-Sponville en passant par l’industrieux politicien Luc Ferry, l’ombrageux André Glucksmann, l’homme d’appareil Pascal Bruckner, le très officiel Marcel Gauchet, le guerrier Alain Finkielkraut et l’ancien rebelle réactionnaire Jean François Revel. J’en oublie. De quoi faire et je ne manquerai pas d’exposer ici les fruits recueillis dans et d’après ces lectures et relectures.